6 startups engagées contre le plastique

6 startups qui ont des solutions contre le plastique

Chaque minute nous consommons un million de bouteilles plastiques.
Chaque année huit millions de tonnes de plastique finissent à la mer et torturent la faune océanique.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, consacrée à l’impact du plastique, voici six startups qui ont des solutions viables pour lutter contre la consommation de plastique et ses dégâts.

  • Veganbottles® : les bouteilles vegan recyclables à l’infini

Nicolas Moufflet, fondateur de Lyspackaging, a eu une idée géniale : produire des bouteilles à partir de résidus de canne à sucre. Ces Veganbottles® intègrent des alliages variés dans leur composition, tous à base de déchets organiques, en plus de la canne à sucre : cacao, bambou, pépins, carottes, pommes…

100 % végétales, elles sont entièrement biodégradables, compostables et réutilisables. Elles sont aussi garanties sans OGM ni pétrole, et donc bien moins polluantes que les bouteilles traditionnelles à base de plastique issu de la pétrochimie.

Depuis le mois d’août 2016, l’usine de Lyspackaging a déjà produit plus de 2 millions de Veganbottles, faites sur mesure à la demande de ses clients.

  • Tipa : l’emballage complètement biodégradable

Dilemme : comment produire des emballages plastiques qui soient compostables comme des déchets organiques, aussi solides que les emballages traditionnels et adaptés à la conservation des produits alimentaires ? Un défi que Tipa, une startup israélienne, a relevé. Sa solution :  superposer plusieurs couches de plastique compostable et compatible avec l’ensemble des composteurs.

Aujourd’hui, elle produit des packagings souples pour barres de céréales, des sachets à fermeture zip pour produits frais, des poches de magazines… Point commun de ces packagings ? Ils se décomposent en six mois seulement, contre des centaines d’années pour les packagings classiques.

  • Clean-Cup : la machine qui lutte contre l’usage unique

Finis les gobelets en plastique à usage unique ! La France a prévu de les interdire en 2020. On ne va pas arrêter de boire du café pour autant : la startup Ced’In a mis au point CleanCup, une machine pour distribuer, collecter et laver les verres réutilisables. Elle la loue aux collectivités, entreprises et universités pour un montant qui varie entre 250 et 450 €/mois.

CleanCup est simple à utiliser : il suffit d’introduire 1 € de caution dans la machine pour obtenir un gobelet. La pièce sera restituée à condition d’avoir remis le gobelet dans la machine pour qu’il soit nettoyé.

  • Ooho : la bouteille d’eau qui se mange

La startup anglaise Skipping Rocks Lab a inventé Ooho, une petite bulle de gélatine à base d’algues et de calcium et qui contient de l’eau. Une solution écologique pour se désaltérer sans polluer !

Les bulles Ooho tiennent dans la paume de la main, et elles sont biodégradables. Pour boire, il suffit de gober la capsule, puis d’avaler la membrane dont elles sont constituées mais qui n’a aucun goût. Mais si le goût ne vous convient pas, vous pouvez jeter la membrane sans crainte : elle est biodégradable.

La prochaine fois que vous courez un marathon ou assistez à un concerts, soyez attentifs : pour l’instant, Skipping Rocks Lab fournit surtout les grands événements.

  • Yoyo : la consigne des bouteilles plastiques

Yoyo ressuscite la bonne vieille consigne pour améliorer la collecte des bouteilles plastiques. Elle promet des récompenses aux meilleurs trieurs de bouteilles.

Ceux qui veulent y participer vont sur la plateforme Internet. Ils repèrent un coach près de chez eux qui leur remet un sac avec des conseils de tri. Une fois le sac rempli, ils le rapportent au coach et gagnent des points qui leur donnent droit à des bons d’achats et de réduction. Les sacs sont collectés puis apportés dans un centre de recyclage.

Yoyo vise principalement les quartiers des grandes villes où la collecte n’est pas efficace. Une façon de « créer de l’écologie positive » dans les quartiers : « En donnant une valeur au plastique, on ne l’abandonne plus », expliquait Eric Brac de la Perrière, ancien directeur général d’Eco-emballages, qui gère les déchets d’emballages ménagers en France, au moment du lancement de Yoyo en 2017.

  • The Plastic Bank : le déchet de plastique devient monnaie

Cette startup canadienne, fondée par David Katz et Shaun Frankson, veut inciter les habitants de Haïti à collecter les emballages plastiques sur les plages et dans la nature. Elle les rémunère en fonction de leur collecte. Puis elle transfère le fruit de la collecte à des entreprises locales pour qu’elles le recyclent.

Le produit fini est ensuite revendu à de grands groupes, tels qu’Unilever ou Procter&Gamble, qui l’utilisent pour leur production.

The Plastic Bank a créé le label Social Plastic pour valoriser ce plastique sous l’angle de l’économie sociale et solidaire. Il permet aussi de justifier un prix un peu plus élevé que celui du marché pour rémunérer les collecteurs. Quant aux entreprises qui l’utilisent, elles en retirent un bénéfice en termes d’image.

 

Pour trouver ces startups :
Veganbottles® : les bouteilles vegan recyclables à l’infini, par Lyspackaging
Tipa : l’emballage complètement biodégradable
Clean-Cup : la machine qui lutte contre l’usage unique
Ooho : la bouteille d’eau qui se mange
Yoyo : la consigne des bouteilles plastiques
The Plastic Bank : le déchet de plastique devient monnaie