[Élection présidentielle] Développement et solidarité internationale, où en sont-ils/elles ?

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comparateur de programme

Malgré le fait que l’aide au développement soit soutenue par 70% des Français-e-s et qu’ils soient environ 60% à souhaiter que les candidat-e-s expriment clairement leur position concernant les dépenses actuelles de la France pour l’aide internationale, c’est un sujet largement absent de la campagne. Rares sont les candidats qui s’en saisissent et prennent des engagements ambitieux.

 

Pour les inciter à préciser leur projet sur le développement et la solidarité internationale, les ONG Action contre la Faim, Action Santé Mondiale, CARE France et ONE ont créé un comparateur des programmes sur lequel le score des candidat-e-s sera mis à jour régulièrement afin de suivre l’évolution des projets au cours de la campagne, et jusqu’à l’entre-deux-tours.

Pour évaluer la position et les engagements des candidat-e-s, l’outil compare le projet autour de 3 thématiques (la méthodologie utilisée pour évaluer le projet de chaque candidat est disponible en ligne sur la plateforme) :

  • La place du développement dans le projet des candidat-e-s : programme et prises de parole. Face aux inégalités grandissantes, à l’exacerbation des conflits et des défis climatiques et à l’interdépendance croissante de nos sociétés, le-a prochain-e président-e de la République devra faire de sa politique de développement un élément central de sa politique internationale.
  • Le projet politique : les objectifs de l’aide, les pays cibles prioritaires et la mise à l’agenda. L’APD a pour but de favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays en développement, et ne doit donc en aucun cas être utilisée comme un vecteur de promotion des intérêts économiques des donateurs, ni conditionnée à la coopération des pays bénéficiaires en matière de politique migratoire.
  • L’objectif financier : les moyens alloués à l’aide publique au développement. En 1970, les pays donateurs se sont engagés à dédier 0,7% de leur revenu national brut à l’APD, mais la France est largement à la traîne (elle lui consacre 0,37% de son RNB).

Alors que certains candidats se sont saisi de l’aide au développement et ont développé leur projet pour la politique française de développement international, la plupart tardent encore à se prononcer sur le sujet.

Pour aller plus loin
Retrouvez le comparateur et suivez son évolution semaine par semaine

comparateur de programmes