5 conseils pour bien réussir son Startup Weekend Zero Waste

Conseils pour réussir son Startup Weekend

Optimisez votre participation au Startup Weekend Zero Waste avec les conseils de trois jeunes entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire.

Vendredi 19 commence le Startup Weekend dédié au Zero Waste et à l’économie circulaire, à l’École 42. Pour le mouvement Zero Waste, c’est une première mondiale !

Des dizaines d’entrepreneurs en herbe vont plancher à la recherche des meilleures idées pour supprimer la production de déchets. Une trentaine d’idées seront pitchées, treize équipes seront formées. Et dimanche soir, les meilleurs projets seront présentés devant un jury.

Voici les conseils avant l’épreuve d’Alexandre Durand, cofondateur de Graapz, service qui propose des paniers de fruits et légumes des petits commerces ; de Didier Onraita, fondateur de Day by day, spécialiste de la vente en vrac ; et d’Hélène de Vestèle, fondatrice d’Edeni, le premier club qui aide les particuliers et les organisations à aligner leurs actions avec leurs valeurs. Didier et Hélène seront mentors pendant le Startup Weekend.

Commencez petit

Hélène : « J’ai commencé en faisant des ateliers chez MakeSense, juste pour voir comment les gens réagissaient. Puis j’ai lancé une chaîne Youtube – il suffit d’un smartphone pour contrôler l’audience. Alors ne baissez pas les bras trop tôt, prenez le temps et acceptez de commencer petit. »

Ne cherchez pas d’argent à tout prix

Didier : « Quand on a un projet et qu’on y croit, on ne doit pas le dévoyer pour un peu d’argent, ça n’a pas de sens. Les investisseurs que nous avions sollicités ont réécrit tout notre projet, alors nous avons préféré nous passer de leur aide. Nous avons rassemblé nos deniers personnels, demandé le soutien de nos proches et nous avons démarré avec 200 000 €. C’est peu pour lancer un réseau de boutiques, mais ça suffit pour se lancer. La principale difficulté n’a pas été de trouver de l’argent mais des fournisseurs pour notre concept ! »

Sachez vous entourer

Alexandre : « J’ai intégré la Social Factory, l’incubateur de la Ruche. J’en suis sorti au bout de dix mois avec un business model viable, grâce aux outils mis à ma disposition, et j’ai appris à connaître parfaitement l’environnement dans lequel mon projet s’inscrivait. »

Hélène : « Il faut se faire accompagner, par des amis, un coach personnel, un associé avec des compétences complémentaires. Trouver les bonnes personnes ne se fait pas du jour au lendemain, il faut partager les mêmes valeurs, se nourrir des idées des autres, être humble pour les accepter. »

Didier : « Day by day, c’est un peu l’association du poète et du samouraï. J’ai une vision, je sais indiquer les grandes lignes, et David, mon associé, sait exécuter les projets sans rien rater. Les profils doivent être complémentaires, sinon le projet n’avance pas. »

Connaissez la philosophie Zero Waste

Hélène : « Votre idée ne doit pas produire de nouveaux déchets à traiter, ni avoir des conséquences négatives. Une nouvelle machine à thé avec des capsules, par exemple, ce n’est pas du Zero Waste. Interrogez-vous sur ce qui est utile, éthique, quel problème vous voulez résoudre… Il y a énormément de besoins auxquels vous pouvez apporter des solutions, c’est toute l’utilité des entrepreneurs sociaux ! »

Les trois piliers d’un projet qui tient la route

Didier : « Pour lancer un business, il faut une vision, un plan d’exécution et un plan de financement. Pour Day by Day, nous avons réfléchi à comment changer la vie des consommateurs avant de rédiger le modèle économique qui en découlait. Quant au plan de financement, il peut très bien être de ne pas avoir d’argent, mais l’essentiel est qu’il soit dit ! »