Comment j’ai gagné le Startup Weekend ChangeMakers

Startup Weekend Laureat

Former une équipe qui marche, mettre au point un business plan solide, préparer un pitch convaincant, le tout en 54h, nuits comprises : Margaux François, la lauréate du Startup Weekend qui s’est tenu au Beeotop, partage son expérience.

Startup Weekend ChangeMakers, édition ChangeMakers

54h pour monter sa startup avec un fort impact environnemental, social ou sociétal, c’est le challenge ! Objectif : construire un business model viable entre vendredi et dimanche soir et le présenter à un jury de professionnels. Retour sur ce joyeux hackathon que le Beeotop a accueilli le week-end des 7-8-9 juillet.

Vendredi soir donc, une centaine d’aspirants entrepreneurs, étudiants, salariés ou geeks, se sont retrouvés dans la salle événementielle. Tous ceux qui le voulaient pouvaient présenter un projet, à une condition : pas plus d’une minute ! 33 ont tenté le pari.

Margaux François, elle, était la 31: « J’ai attendu car je n’avais pas eu le temps de réviser mon storytelling. Mon projet s’appelle Try, il vise à aider les salariés à découvrir un nouveau métier. Beaucoup de jeunes sont en quête de sens aujourd’hui, ils veulent s’orienter vers des métiers plus manuels, mais ils ne les connaissent pas. Try propose de les accompagner dans leur reconversion, en commençant par un week-end en immersion. »

Les participants ont ensuite voté pour les treize projets les plus inspirants. Dans la foulée, ceux dont le projet a été retenu ont monté leur équipe. « Mon projet a obtenu le plus grand nombre de votes, je ne m’attendais pas à un tel engouement ! Du coup, vingt personnes voulaient travailler avec moi. J’ai noté leurs noms prénoms et compétences, comme dans un speed dating. Il faut se dépêcher car les talents partent très vite, mais il faut aussi avoir un bon feeling : si l’alchimie de l’équipe ne fonctionne pas, c’est l’enfer, car on passe tout le week-end ensemble. J’ai sélectionné cinq personnes aux profils assez complémentaires. »

Une fois les équipes constituées, tout le monde rentre chez soi. Il fallait économiser ses forces pour un week-end intense !

Les projets sont « torturés »

Le samedi matin, Margaux s’assure que tout le monde a bien compris les objectifs du projet. « Nous avons commencé par définir nos trois valeurs phares : exploration, humain, expérience. Puis nous avons avancé sur la cible, la concurrence, la taille du marché, etc. L’expérience doit-elle être payante ou gratuite ? Les entrepreneurs qui accueillent des jeunes chez eux sont-ils rémunérés ? Etc. Les mentors nous ont aidé « à torturer » notre projet dans tous les sens, mais ça colle avec l’idée du Startup Weekend : il ne faut pas arriver avec une idée trop travaillée, car elle est mise en pièce impitoyablement ! »

L’après-midi est consacré à la mise au point du business model. « Nous avons changé trois fois de business model, nous étions complètement dans le flou, et un mentor nous a proposé de nous mettre en gainage à terre pour trouver une issue. En deux minutes, nous avons trouvé ! »

À la fin de la journée, l’équipe a réuni tous les éléments : la problématique, la solution, les chiffres. Elle a même eu le temps de réaliser une étude auprès de cibles potentielles et quelques interviews d’entrepreneurs susceptibles d’accueillir des jeunes. Il ne restait plus qu’à mettre en forme pour le pitch blanc du dimanche matin. « C’est une épreuve risquée. Si le pitch est insuffisant, le jury ne peut pas faire de retours utiles. Heureusement ça s’est très bien passé, et les remarques pertinentes du jury nous ont mis en confiance. » Dernière ligne droite : finaliser le powerpoint pour le pitch final, avec le logo, la maquette du site et la présentation de la concurrence.

4 minutes chrono !

À 16h30, il faut rendre les travaux, et à 17h commencent les premiers pitchs. « Nous nous sommes offerts une bonne partie de ping pong. Et nous avons répété notre pitch cinq fois, en travaillant bien les transitions et en chronométrant pour tenir dans les 4 minutes requises. »

Enfin sonne l’heure de vérité : il faut convaincre le jury, composé d’Adèle Galey (Ticket for Change), Benoît Raphaël (@flint.media), Jérôme Fenyo (Capgemini) et enfin Patrick Mamoumani (Priscus France), un business angel exigeant sur la rentabilité des projets. Après une demi-heure de délibération, la sentence tombe vers 20h30, et Try finit sur la première marche du podium !

Au fait, qu’est-ce qu’on gagne ? Tout ce qu’il faut pour réussir sa startup : un accompagnement juridique, du coaching entrepreneur, de l’aide à la propriété intellectuelle et à la levée de fonds.

Pour Margaux, l’expérience a été à la fois très intense et épuisante : « C’est une révélation, j’ai appris beaucoup de choses sur le fonctionnement d’une équipe et la complémentarité des compétences. Maintenant, il faut transformer l’essai ! »

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